Essentielles mais sous-payées 8 mars « premières de corvées » (AESH dans l’EN)

lundi 8 mars 2021
par  SNUipp 44
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8 MARS JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES.


A Nantes
le rendez-vous est à 15h40 place Royale mais bien sûr, vous pouvez nous rejoindre par la suite.

Venez participer aux Rosies à 16h30 rue Crébillon
Voici un lien d’une des chorégraphies des Rosies du Mans pour vous entraîner :
https://www.dailymotion.com/video/x7rdd94
Celle sur l’hymne des femmes, avec les paroles remixées
https://vimeo.com/394974748
https://france.attac.org/IMG/jpg/paroles_hymne-des-femmes-remix.jpg

A 17h, après les prises de paroles, nous défilerons jusqu’à la Préfecture


AESH : pas de premières de corvées dans l’Éducation nationale !



Les AESH représentent aujourd’hui près de 110 000 agent-es dans l’Éducation nationale, soit un personnel sur dix. Ce sont très majoritairement des femmes à plus de 90%, âgées de 45 ans en moyenne. Elles sont recrutées sous contrat et peuvent accéder à un CDI après six ans de contrat.

Leur mission concourt au bon fonctionnement de l’école inclusive. Mais l’institution maintient les AESH dans une précarité insupportable qui ne grandit pas le service public d’éducation.

Des moyens pour mettre fin à la précarité

Les AESH sont actuellement engagées dans des conditions indignes :

• Plus de 96% des AESH travaillent à temps incomplet, avec des quotités de travail moyennes aux alentours de 60% dans les écoles et de 65% dans les établissements du second degré.

• Ce temps de travail a des incidences sur les salaires qui sont très bas. Ainsi une AESH travaillant 24 heures par semaine sera rémunérée à hauteur de 760 euros par mois. Selon l’INSEE, est considérée comme pauvre en France toute personne dont les revenus mensuels sont inférieurs à 885 euros ou 1 063 euros selon qu’on utilise le seuil de pauvreté fixé à 50% ou 60% du niveau de vie médian.

• Lors du premier CDD une AESH est recrutée à l’indice 332, indice minimum de la Fonction publique. Elle pourra au mieux espérer atteindre l’indice 363, indice maximum de rémunération. Cela représente 31 points d’indice supplémentaires, soit 145 euros bruts en perspective pour toute une « carrière » au service des élèves qu’elles accompagnent et une hausse moyenne annuelle de 0,5%, soit nettement moins que l’inflation.

Les conditions imposées aux AESH résument à elles seules la réalité subie par les femmes : des emplois précaires, peu rémunérés, offrant de faibles perspectives de carrière et dont les missions rendent compliquée l’articulation vie privée/vie professionnelle.

Pour le SNUipp-FSU et la FSU, il faut en finir avec la précarité dans la Fonction publique, et plus particulièrement celle des femmes. Les revendications que nous portons pour les AESH s’inscrivent pleinement dans le cadre de la journée de grève féministe du 8 mars.



COMMUNIQUE DE PRESSE INTERSYNDICAL CGT FSU Solidaires

Essentielles, mais sous-payées



Le constat est sans appel : les femmes sont toujours les victimes d’inégalités criantes de salaire, de pension, d’accès aux postes à responsabilités, à l’espace public… Avec la crise sanitaire, leur rôle crucial comme « premières de corvées » n’est plus à démontrer.
Et pourtant les métiers « féminisés » sont dévalorisés ! Et pourtant, les femmes sont les plus représentées …dans la précarité !
Les femmes représentent 2/3 du travail mondial mais seulement 5% du revenu mondial. La plupart du travail des femmes n’est pas salarié.

Nous serons dans la rue :
- pour la revalorisation des métiers à prédominance féminine et de réelles hausses de salaire, contre l’exploitation des femmes, pour l’égalité salariale femmes hommes et pour un réel partage des taches domestiques.
- pour une ratification ambitieuse de la convention de l’OIT contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail.
- pour dénoncer les discriminations de genre, de classe, de race, et lesbo-bi-transphobes cumulées par certaines.
- pour lutter contre la violence sexuelle, raciste et institutionnelle faite aux femmes migrantes, pour leur liberté de mouvement à travers les frontières.
- pour que l’accès à l’avortement soit possible partout, pour que le délai légal soit étendu au-delà de 12 semaines.
Les femmes continuent d’être ici et dans le monde entier les victimes du capitalisme et du patriarcat. STOP ! Les inégalités sociales et les violences font partie d’un même système que nous dénonçons. Participez massivement à la grève féministe du 8 mars 2021, masqué.es mais pas muselé.es !

CGT FSU Solidaires


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