CoVId|QUESTIONNAIRE|Mesures sanitaires dans les écoles : Quelles évaluations du "bénéfices-risques" ?

vendredi 26 mars 2021
par  SNUipp 44
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Depuis le début de la crise sanitaire, les protocoles établis par le ministère dans l’Éducation Nationale ont fait le choix de privilégier certaines solutions sans qu’elles ne soient réinterroger à la lumière des réalités de terrain.

L’aggravation de la situation en novembre dernier a donné lieu à de nouvelles dispositions qui interrogent le bénéfice-risque santé.

Alors que l’aggravation fait la une de tous les médias, le ministère de l’Éducation Nationale poursuit dans l’imprévision et privilégie la réaction à l’anticipation.
Communiqué de Presse FSU : La crise sanitaire s’aggrave, le ministre de l’Education s’enferme dans le choix de l’imprévision !

Le SNUipp-FSU et la FSU interrogent sans relâche cette impréparation matérielle, pédagogique sur les possibles évolutions sanitaires.

Extrait de l’interview du café pédagogique : "La Fsu interroge le ministère sur l’aération, les tests, les détecteurs de Co2 sans avoir de vraies réponses. "On devrait anticiper la crise et par exemple équiper les élèves, avoir des consignes pédagogiques en cas de fermeture, des décisions sur les programmes. Mais on n’a rien de tout cela. Tout va se faire dans l’improvisation".
Lire l’article sur le site du café pédagogique

Face à la gravité de la situation, le ministère de l’éducation nationale a fait le choix d’établir des protocoles dans lesquels certaines solutions sont privilégiées sans qu’elles ne soient réinterrogées à la lumière des réalités de terrain.

L’aggravation de la situation en novembre dernier a donné lieu à de nouvelles dispositions qui augmentent les difficultés d’apprentissages des élèves et donc creusent les inégalités.
Alors que l’accélération de la circulation du virus fait la une de tous les médias, le ministère de l’Éducation Nationale poursuit dans l’imprévision et privilégie la réaction à l’anticipation. Le ministre n’agit plus que pour minimiser chaque problématique.

Les enseignant·es ont dû s’adapter aux différents protocoles imposés à chaque fois au dernier moment.
Si nous ne pouvons pas nier leur efficacité, nous constatons, au regard des dernières informations (en date du 25 janvier), que l’augmentation des contaminations dans les écoles est proportionnelle à celles de l’ensemble de la société.

Tout comme nous nous devons de nous interroger sur les conséquences scolaires, psychologiques et relationnelles du port du masque et du non-brassage sur les élèves de nos classes.

Le masque, pris en charge par les familles, le gel hydroalcoolique, par les municipalités, le non-brassage, organisés dans la mesure du possible par les enseignant·es sont autant de mesures à moindre coût pour l’Éducation Nationale. Le recrutement, la volonté d’abonder les RASED, la baisse du nombre d’élèves par classe, le maintien ou la création de Plus de Maitres·ses Que de Classe sont des solutions coûteuses - mais à la hauteur du défi sanitaire et des besoins de l’Éducation Nationale - et sont donc écarté·es par Jean Michel Blanquer.

A cela s’ajoutent l’absence d’évaluation des bénéfices et risques des différentes mesures qui ne devaient être que passagère sur nos élèves et sur les personnels.
Pour le port du masque par exemple, les préconisations de l’OMS pour les 6-11 ans (Une transmission intense dans la zone où réside l’enfant, la capacité de l’enfant à utiliser un masque correctement et en toute sécurité) se justifient-elles toujours dans la situation actuelle ? et pour une période si longue ? L’incidence potentielle sur l’apprentissage et le développement psychosocial est elle évaluée ? Quels aménagements possible pour permettre une meilleure utilisation des masques ?
Les inquiétudes scientifiques se font de plus en plus nombreuses quand il y a quelques mois seule l’adaptabilité des élèves étaient mise en avant.

Les organisations pédagogiques réinventées pour s’inscrire dans les différents protocoles sanitaires ont-elles un impact sur les apprentissages (fin des décloisonnements, non brassage,) ?

Ce sont autant de questions qui ne sont pas posées par le ministère. L’évaluation lui est inconnue.

Le SNUipp-FSU44 souhaite que soit évalué le bénéfice-risque des mesures prises. Afin de porter une analyse de terrain fiable, nous invitons les personnels de l’Éducation Nationale à compléter le questionnaire suivant sur la réalité de la mise en œuvre des protocoles (les éléments d’identification ne servent qu’à authentifier la validité du questionnaire) :

https://framaforms.org/questionnaire-protocole-sanitaire-dans-les-ecoles-quelles-realites-1609937233

Les écoles ne doivent pas fermer dit le ministre mais rien n’est prêt pour cela puisqu’il ne donne pas les moyens nécessaires et suffisants à l’École pour y faire face.


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