CTSD et CDEN du 2 Septembre 2020 : les demandes du SNUipp-FSU et de la FSU quasi toutes entendues.

mercredi 2 septembre 2020
par  SNUipp 44
popularité : 2%

Depuis le mois de juin et l’annonce de l’absence de CTSD, le SNUipp-FSU et la FSU ont alerté l’IA sur de nombreuses situations d’écoles à même d’ouvrir une classe ou de ne pas en fermer une. Ce travail conjoint avec les équipes pédagogiques a largement porté ses fruits car près de la quasi totalité de nos demandes ont été entendues par l’IA. C’est bien la preuve pour celles et ceux qui pouvaient en douter que le rôle du syndicat reste primordial dans la défense des écoles et des enseignant.es.

Compte rendu CTSD et CDEN du 2 Septembre 2020

Ouvertures et fermetures actées en avril dernier : Compte rendu CTSD du 6 avril 2020
Au sommaire de l’article :
1- Déclarations de la FSU44
2- Mesures (fermetures-ouvertures)
3- Questions diverses
4- CDEN (rythmes scolaires,...)

  • Déclaration FSU44
    PDF - 190.8 ko
    Déclaration FSU44


    Déclaration de la FSU44 au CTSD du mercredi 2 septembre 2020

Mesdames et Messieurs les membres du CTSD, Cette rentrée est exceptionnelle à plusieurs titres. La preuve le CTSD de rentrée se passe en distanciel et nous sommes surpris de voir que l’Inspection d’académie ne dispose pas d’une salle permettant la tenue de cette instance en présentiel. Mais au moins le CTSD se tient contrairement aux CAP et nous allons pouvoir défendre les situations d’école et de fait nos collègues. A rentrée exceptionnelle, la FSU demande des mesures exceptionnelles : un recrutement massif d’enseignantes et d’enseignants pour alléger les effectifs de l’école de la maternelle au lycée, pas de fermetures de classes car les équipes pédagogiques n’ont pu travailler sereinement la question de la rentrée, le retour des maîtresses et maîtres supplémentaires dans les écoles... Ces mesures n’ont qu’un objectif partagé par toute la communauté pédagogique : permettre un retour à l’École pour les élèves et l’ensemble des personnels - enseignant.es, AESH, direction d’établissement, agent.es territoriaux, animateurs.trices - dans les meilleures conditions. Cela permettrait aussi de proposer des aides spécifiques aux élèves qui ont le plus décroché. Il est donc nécessaire aussi que chaque RASED soit complet et que tous les postes de l’enseignement adapté soient pourvus pour aider les élèves les plus en difficulté.

La FSU est légitimement inquiète de cette rentrée au regard de l’impréparation assumée par JM Blanquer. Ce dernier a attendu le mercredi 26 août pour annoncer une circulaire alors que les enseignant.es des écoles ont majoritairement effectué leur pré-rentrée le vendredi 28 août. JM Blanquer aurait été plus avisé de préparer la rentrée et un protocole sérieux, qui tienne aussi compte des personnes vulnérables et ce dès le début août plutôt que d’inonder twitter de ses exploits sportifs. En cette période de crise sanitaire, ce comportement pose question, comme celle de son maintien à un ministère qui ne l’intéressait plus en juillet. De même, proposer comme remède au confinement et au décrochage scolaire, la recette éculée des évaluations nationales est une aberration. Les élèves n’ayant pas abordé la totalité des programmes évalués. Les enseignant.es et les élèves ont besoin de confiance, de sérénité et ces évaluations ne répondent en rien à nos besoins.

La FSU demande que ces évaluations nationales soient retirées et que nos collègues puissent proposer les leurs afin de permettre aux élèves de reprendre goût aux apprentissages, à la vie collective de classe et de réinvestir leur posture d’élèves. La liberté pédagogique est un acquis professionnel pour les enseignant.es. Il est important de la conserver, de l’entretenir par une formation continue répondant aux besoins de la profession. C’est donc une de nos mesures exceptionnelles que nous demandons en cette rentrée : repenser dans les prochains jours le plan de formation continue afin de permettre à nos collègues de se retrouver dans des sessions éloignées de la seule question des apprentissages fondamentaux. Pour permettre que la rentrée ne soit pas anxiogène, il est primordial pour la FSU que la gratuité des masques soit décrétée. Si ce n’est pas le cas et les déclarations du 1er ministre sont à l’opposé de ce bon sens, on assistera à un abandon des familles qui vont devoir supporter un coût supplémentaire. De plus, la mise aux normes et en nombre des sanitaires dans les écoles et établissements scolaires n’est toujours pas atteintes alors qu’elle est avec les gestes barrières le premier rempart à la diffusion du virus.

L’école n’est ni une marchandise ni un investissement financier rentable et dans le monde d’après d’E Macron, on voit bien qu’elle n’est pas une priorité. La FSU saura lui rappeler la nécessité d’une école transformée pour la réussite de tou.tes les élèves, d’une école ambitieuse avec les moyens correspondant aux besoins afin de ne laisser aucun.e élève sur le côté. Nous lui rappellerons tout cela le jeudi 17 septembre dans la journée d’action nationale sur l’emploi, première étape des nécessaires mobilisations qui feront que le monde d’après ne sera pas celui d’avant.

Par ailleurs, nous déplorons les décisions qui ont été prises concernant les instances de carte scolaire pour le premier degré. Pressé par le contexte sanitaire, la tenue hâtive d’un comité technique pendant la période de confinement n’a pas permis une analyse de données des plus précises malgré toute la bonne volonté des services administratifs. Les retours du terrain nous ont montré le décalage entre les chiffres et la réalité du terrain. Puis l’annulation des instances du mois de juin, attendues avec intérêts par de nombreuses écoles, enseignant·es et parents d’élèves n’ a pas permis d’apaiser la préparation d’une rentrée déjà extrêmement compliquée par l’indécision ministérielle, le protocole sanitaire et l’état de la pandémie. Grands absents de la carte scolaire cette année, les associations représentatives de parents d’élèves et les collectivités territoriales n’ont pu prendre part aux débats puisqu’aucun CDEN n’a pu avoir lieu pour la préparation de cette rentrée 2020 à l’exception de celui-ci. Nous souhaiterions vous alerter à nouveau sur les conséquences de la mise en place de classes de grande section à 24 sur les répartitions de classes. Elle entraîne dans de nombreuses écoles des effectifs surchargés pour les autres niveaux de maternelle notamment. De nombreux conseils des maîtres·ses interrogent le sens de cette demande alors que les classes double ou multiples niveaux sont une solution pédagogique adaptée et que des ouvertures de classes ne sont pas prononcées. Le Code de l’Éducation énonce bien le fait que le conseil des maîtres·ses est souverain dans les décisions de répartition des élèves dans leur école.

Un focus particulier sur les postes d’enseignant·es référents. Chaque année, leur remplacement déstabilise des postes spécialisés ou de formateur de la circonscription ASH. La FSU44 demande donc la création de deux postes d’enseignant·es référent surnuméraires pour également soulager nos collègues du trop grand nombre de dossiers.

  • Mesures (fermetures-ouvertures)
    PDF - 46.2 ko
    Mesures sept 2020

Les seuils indicatifs en Loire Atlantique

JPEG - 49.7 ko

Si une demande de dérogation des rythmes scolaires est actée dans votre commune, merci de nous le signaler.

  • Questions diverses


1-La mise en place du forfait mobilité durable est-elle envisagée dans le département ? Forfait de 200 euros suite à la publication du décret (pour les déplacements en vélo par exemple) dans un budget rectoral donc nécessité d’interpeller le recteur sur le versement de cette indemnité.
Un exemple en Haute Garonne

2-Quelles consignes ont été données aux IEN concernant le protocole sanitaire et son application précise au plus près des écoles et des personnels ?Application du protocole national et pas de réponse au fait que dans certaines circonscriptions, les recommandations des IEN sont contradictoire..s

- A propos de l’organisation pédagogique : (décloisonnement, pas de face à face, récréation, sortie scolaire,...)Si accord pour la sortie scolaire à la journée, l’IA n’est pas favorable aux sorties avec nuitées mais elles ne sont pas interdites.
- Concernant les personnes vulnérables (décret du 29 août dernier)
Pourriez vous nous détailler la procédure administrative suite à un cas avéré de SRAS CoVid ?

3-Combien de conventions ont été signées par la DASEN dans le cadre des 2S2C ? Et vers quelles structures ? 31 à ce jour. Ce qui est bien peu et montre l’hostilité des personnels à ce dispositif.
D’autres conventions sont-elles en attente de signatures pour l’année à venir ?

4-Quelles ont été les consignes aux IEN dans l’application de la demande ministérielle de mise en place des effectifs limités en GS ? Application des consignes ministérielles.

5-Le Lycée d’Ancenis a obtenu pour la rentrée, l’ouverture d’une classe de première. L’effectif y est chargé : plus de 35 élèves.
A quelle hauteur cette classe a -t-elle été financée (nombre d’heures) ? Avez vous financé des dédoublements au regard de l’effectif ? Pas de sureffectifs dans l’établissement.

6-Pourriez vous nous fournir un état du nombre d’enseignant·es, de remplaçant·es, du surnombre ? Pas possible pour l’instant car pas de DRH à l’IA pour faire le point mais à priori pas beaucoup de surnombre d’où le risque d’être en déficit très rapidement.

7-Nous constatons l’absence de complément (50%) pour une enseignante maîtresse E RASED de l’école Ragon de Rezé. Cette situation a-t-elle été prise en compte ? Enseignant.e du RASED complétée si possible, aide ponctuelle. cf point 6

  • Diaporama CDEN
    PDF - 523.9 ko
    Diaporama CDEN 02092020

Céline Sierra, Yoann Rousseau, Bernard Valin, Aminata Bathily et Sylvain Marange représentant·es au CTSD pour la FSU de Loire-Atlantique.


Annonces

Accès CHSCT-D 44


ESPACE ECOLE CARTE SCOLAIRE


Facebook & Twitter



SE SYNDIQUER EN LIGNE

GIF - 26.6 ko