CTSD 27 janvier 2020

lundi 27 janvier 2020
par  SNUipp 44
popularité : 1%


CTSD DU LUNDI 27 JANVIER 2020
PREPARATION RENTREE 2020 2nd DEGRE


Au sommaire de l’article :


I. DÉCLARATION FSU44

II. MESURES 2nd degré (dont ULIS collèges)

III. QUESTIONS DIVERSES



I. DÉCLARATION FSU44

Déclaration de la FSU CTSD du 27 janvier

La population française est majoritairement hostile à la réforme des retraites envisagée par le gouvernement. Hostile à la dénaturation du modèle social solidaire dont est porteur notre système de retraite actuel hérité de l’après-guerre fondé sur la cotisation et la répartition, hostile à la baisse généralisée des pensions qui est la conséquence mécanique de la limitation de la part dédiée du PIB à 14% alors que le nombre de retraités va aller croissant, hostile au report indéfini de l’âge auquel il est possible de partir à la retraite à taux plein.
Parmi toutes les professions, les enseignant·es seront parmi les plus pénalisé·es par ce projet de nouveau système de retraite par points, ce que le gouvernement n’a même pas cherché à nier face à l’évidence. Après une mobilisation sans précédent et un soutien de l’opinion, nous relayons une nouvelle fois ici la demande de retrait du projet de réforme des retraites.

La mobilisation contre la réforme des retraites a remis sur le devant de la scène la faiblesse des rémunérations des personnels de l’Éducation Nationale et a contraint le Ministre à rouvrir le dossier. Mais l’avis rendu par le Conseil d’État montre que le gouvernement a menti sciemment à ses agent·es en leur promettant des garanties inscrites dans la loi qui s’avèrent contraires à la constitution. De plus la revalorisation n’est envisagée que comme une contrepartie à la réforme des retraites. Il s’agit bien de profiter de l’occasion pour redéfinir brutalement nos métiers, tenter d’annualiser et d’allonger notre temps de travail, de nous imposer des tâches supplémentaires et d’individualiser nos rémunérations par la création de primes, le tout en renforçant le pouvoir et les injonctions des chef-fes d’établissement et du management local. La FSU s’engagera pour la nécessaire revalorisation des salaires des enseignant·es mais combattra cette nouvelle tentative de dénaturation de nos métiers. Dans un tel contexte, l’annonce d’un relèvement du plafond de la prime annuelle accordée aux recteurs et Dasen à 51 700 euros fait figure au mieux d’OVNI totalement déconnecté des réalités vécues par les personnels, au pire de pure provocation et renforce ce sentiment de mépris à notre égard.

La rentrée prochaine connaîtra pour la première fois depuis de nombreuses années une baisse des moyens pour le second degré dans le département. Cette baisse s’explique certes en partie par la démographie, mais elle est également le résultat direct de décisions budgétaires et de la réforme du lycée qui permet de pousser à leur seuil maximum les effectifs par classe. L’objectif principal de la réforme est donc atteint pour le gouvernement, mais au détriment de la scolarité des élèves qui se fera dans des conditions dégradées.
Les suppressions de postes vont engendrer une souffrance chez les personnels qui en seront victimes, et nous vous invitons à rappeler aux personnels de direction de respecter la procédure dans ces situations avec, pour commencer, examen de la répartition des heures d’enseignement dans les différentes instances (conseil pédagogique, commission permanente et conseil d’administration) puis appel aux volontaires si une suppression de poste s’avère nécessaire. Ces procédures ont été foulées au pied par certains chefs d’établissement, notamment au lycée Monge ou au lycée Jean Perrin de Rezé où avant même toute délibération des instances, la cheffe d’établissement a déjà tout décidé toute seule et convoqué la semaine dernière par courriel les collègues visés par ces suppressions envisagées. La FSU dénonce ces pratiques de nouveau management et attend de votre part, monsieur l’Inspecteur d’Académie, des explications. 

La dotation départementale pour le premier degré laisse de nombreuses interrogations à plusieurs niveaux. 
Quels avenirs est laissé aux postes de CP accompagné ? Le dédoublement des Grandes Section en REP+ préconisé par le ministère devra se faire au détriment des postes de remplacement déjà insuffisants. Quels sont les conclusions à ce sujet des échanges de cartes scolaire avec les municipalités (moyens humains, locaux,...) ?
La FSU réitère sa demande que les efforts pour l’Education prioritaire ne créent pas de la concurrence entre les écoles du département.

La FSU dénonce des seuils toujours trop élevés qu’une dotation académique positive aurait permis de faire baisser. Le SNUipp-FSU, syndicat des professeur·es des écoles de la FSU, a une revendication très claire quant aux effectifs : pas plus de 20 élèves dans les classes dans l’éducation prioritaire et pas plus de 25 dans toutes les autres classes, en maternelle comme en élémentaire.

Par ailleurs, nous renouvelons notre demande que les élèves d’ULIS soient comptabilisés dans les effectifs au sein de leur classe d’inclusion et au sein de l’ULIS.

La semaine dernière s’est ouverte la période des épreuves du nouveau bac avec les E3C. Contrairement à ce que le ministre de l’éducation nationale et le recteur ont indiqué à la presse, tout ne s’est pas bien passé, loin de là. Alors qu’il n’y avait qu’une petite partie des lycées concernés, on a déjà dénombré de multiples perturbations en signe de protestation contre ces épreuves. Des personnels de direction ont ainsi dû surveiller les épreuves au lycée Aristide Briand et Carcouët, et les épreuves ont carrément été annulées le premier jour au lycée de Pornic face à l’absence de personnel de surveillance suffisant. De nouvelles perturbations ont encore eu lieu ce matin aux lycées Mandela et Camus de Nantes. Les enseignant·es ont ainsi permis de faire savoir à l’opinion publique dans quelles conditions déplorables ces épreuves ont été préparées : banque de sujet ouverte en retard, sujets comportant des erreurs ou inadaptés par rapport aux préacquis des élèves, passation dans des conditions indignes d’un examen avec un risque de fraude massive, surcharge de travail pour les correcteurs/trices toujours sans garantie de rémunération.
Au lieu de dialoguer avec les enseignant·es montrant leur refus de ce bac au rabais et devenu local, la réponse de l’institution a été la seule menace de sanction : envoi des inspecteurs/trices pour mettre la pression sur les équipes, menace de sanction juridique par les personnels de direction. Nous dénonçons cette méthode autoritaire et invitons, pour sortir de ces blocages qui vont, à l’évidence, se répéter dans les semaines à venir, à une annulation de cette première session des E3C pour garder la 2e session comme épreuve terminale.  

Concernant la formation des enseignants : le report doit être la première étape d’une remise à plat de la réforme 
Le ministre vient de décider du report d’un an de la réforme de la formation initiale des enseignantes. la FSU réaffirme son opposition de fond à cette réforme : les questions subsistent et nécessitent d’engager une véritable réflexion collective pour améliorer la formation et répondre à la crise de recrutement qui s’aggrave.
La FSU a toujours défendu la nécessité d’une formation initiale ambitieuse. La qualité du service public d’éducation en dépend. Le resserrement des contenus de formation sur les “savoirs fondamentaux” ne peut être compatible avec l’ambition d’un service public d’éducation centré sur la démocratisation des savoirs et de la culture commune.
La formation initiale doit permettre de construire des compétences de professionnels experts et non pas se limiter à mettre en œuvre des consignes amenées à se succéder au gré des évolutions ministérielles. La FSU dit son opposition à des épreuves de concours qui privilégient la motivation,aux dépens des connaissances.
En amont des concours, des mesures courageuses doivent être mises en place pour permettre à davantage d’étudiant-es de se préparer aux métiers de l’enseignement : il faut rétablir des aides spécifiques. La FSU souhaite que soit portée au débat public la mise en place d’un vaste plan de pré-recrutement.

La FSU refuse que des étudiant-es contractuel-les se retrouvent en responsabilité de classe. Elle demande des conditions de stage favorables avec des personnels formés et les moyens nécessaires pour garantir une formation universitaire et professionnelle de qualité et une entrée progressive et constructive dans le métier.

La FSU continue de s’opposer à ces politiques libérales qui accroissent les inégalités sociales et dégradent les droits des salarié.es. C’est pour cela qu’elle appelle les personnels des secteurs privé et public à amplifier la grève contre le projet de retraites et à participer massivement aux journées d’actions des 29, 30 et 31 janvier.  

PDF - 105.5 ko
Déclaration FSU44

II. MESURES 2nd degré (dont ULIS collèges

PDF - 1 Mo
Diaporama présenté
  • Création de 3 ULIS collèges et donc des postes de professeur.es des écoles équivalent :
    - Collège Marie et Pierre CURIE du PELLERIN
    - Collège Bellevue de GUEMENE PENFAO
    - Collège Pierre ABELARD de VALLET
    La comptabilisation de ces élèves par l’IA n’a toujours pas changé alors même que la loi impose désormais que ces élèves soient comptabilisés dans les effectifs.
  • SEGPA
    Pas de modification de structure.
  • MESURES 2nd Degré

La situation est critique dans le département comme dans le reste de la France avec une baisse globale des moyens qui va frapper de plein fouet les lycées qui vont subir au moins 34.5 suppressions de postes (selon nos calculs ce seraient plutôt autour de 50 suppressions de postes). Un chiffre qui devrait être plus important si on met de côté les créations liées au nouveau lycée de Nort sur Erdre.
Les collèges, de leur côté, vont avoir une hausse de leurs moyens de 20 ETP (équivalent temps plein) en net.

Ces variations de moyens s’expliquent en partie par la démographie : 521 élèves de plus attendus en collège à la rentrée prochaine alors que 210 de moins sont attendus en lycée. C’est le niveau terminale qui va être fortement impacté l’an prochain, conséquence des baisses d’effectif en 1e cette année.
Cette baisse d’effectif en lycée correspondrait, selon l’IA, à une fuite d’élèves vers le privé. Il faut également relever que certaines filières souffrent de désaffection de la part des élèves : les filières technologiques STL et STI2D notamment, ce qui explique une partie des baisses de moyens au lycée Jean Perrin de Rezé et au lycée Livet de Nantes, particulièrement touchés.

Cependant ce facteur que l’inspecteur d’académie brandit comme seule explication ne suffit pas : les effets de la réforme du lycée se font à présent pleinement sentir. Des BMP avaient été supprimés l’an passé, on en arrive donc à des suppressions de postes cette année. Les effectifs sont poussés à leur seuil maximum avec des classes à 35 qui deviennent la norme.
Autre élément explicatif : les choix budgétaires. Alors que le contexte est à une baisse globale des moyens avec de multiples suppressions de postes, nous apprenons que la proportion d’heures supplémentaires attribuées pour la prochaine rentrée en lycée va augmenter ! Ceci engendrant donc mécaniquement une augmentation du nombre de postes supprimés. Cette décision est totalement inacceptable et nous l’avons dénoncé. La justification de l’Inspecteur d’Académie : ce seraient les chefs d’établissement qui réclameraient cette hausse d’heures sup...

Comme chaque année, une enveloppe complémentaire de l’ordre de 400 heures (200 collège et 200 lycée) reste à disposition, en priorité pour les changements de structures, et, seulement en septembre, pour des projets au sein d’établissements (s’il reste quelque chose dans cette maigre enveloppe bien sûr...)

Une réflexion est entamée pour calculer les moyens en vie scolaire qui doivent être attribués à chaque établissement. Il va d’abord y avoir un calcul de ce qui doit revenir à chaque département de l’académie, puis des redéploiements pourront éventuellement intervenir dans notre département dès la rentrée prochaine. Sachant que tout cela se fera à moyens constants au niveau académique, ne rêvons pas.

Nous avons interrogé l’IA sur la façon scandaleuse dont certains chefs d’établissement ont annoncé dès la semaine dernière à des enseignants qu’ils étaient concernés par des suppressions de postes sans avoir respecté la procédure : examen collegial de la répartition des heures de la dotation dans les instances de l’établissement (conseil pédagogique, commission permanente, conseil d’administration), appel aux volontaires. Comme à son habitude l’IA a tout fait pour ne pas critiquer un chef d’établissement et a tenté de botter en touche. Sous la pression, il a quand même fini par concéder que cela avait été "maladroit".
Il a indiqué qu’il recevrait tous les établissements qui feraient une demande d’audience et que la procédure serait bien partout respectée concernant ces suppressions de postes malgré les "maladresses" de certains chefs d’établissement.

Le prochain CTSD chargé de valider les créations/suppressions de postes aura lieu le 11 mars, il est donc impératif que les chefs d’établissement aient présenté auparavant dans les instances la répartition envisagée de cette dotation, notamment quand des suppressions de postes sont en jeu.

III. QUESTIONS DIVERSES

- Les ordres de missions pour les visites de stages 3e sont à demander au chef d’établissement afin d’assurer les déplacements et les frais de remboursement.

- Il n’y a pas de restriction concernant les stages 3e SEGPA quant au choix du lieu. Une consigne est cependant donnée aux IEN et chef.fes d’établissement de s’opposer aux stages d’observation de 3e en école et collège.


Annonces

Accès CHSCT-D 44


ESPACE ECOLE CARTE SCOLAIRE


Facebook & Twitter



SE SYNDIQUER EN LIGNE

GIF - 26.6 ko