Déclaration des commissaires paritaires à la CAPD Mouvement du 25 Avril 2018.

mercredi 25 avril 2018
par  SNUipp 44
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Déclaration des commissaires paritaires du SNUipp-FSU44 à la CAPD du 25 Avril 2018





Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Cette CAPD est un rendez-vous important pour la profession car elle concerne la grande majorité des écoles et près d’un tiers des enseignant-e-s du département qui ont participé au mouvement. De nouvelles équipes vont se former dans la perspective de préparer la prochaine année scolaire.
Pour le SNUipp-FSU la mutation des collègues ne doit ni être prise à la légère ni être le seul résultat d’un travail de machine ou d’experts de la mutation.

Le travail des services de l’Inspection est conséquent et nous voulons les remercier pour leur disponibilité. Celui des élu-e-s du personnel est lui aussi nécessaire. Mais pour un respect des règles et de l’équité de traitement nous devons être attentifs à tout. Penser pouvoir vérifier 25 000 vœux exprimés par 1 800 enseignants sans qu’il y ait quelques scories est illusoire.
Pour vous aider dans cette tâche, le SNUipp-FSU de Loire Atlantique a choisi de faire confiance aux collègues.
Chacun a pu prendre connaissance de sa proposition d’affectation qui sera soumise à votre décision. Nous avons pu ainsi répondre aux questions que se posaient les collègues, signaler les erreurs, soumettre les cas qui réclamaient un arbitrage de la CAPD.
Ceci fut fait dans le respect de la confidentialité, indispensable à la confiance que les professeurs d’école et la loi l’exigent. Contrairement à certaines organisations syndicales, les collègues ont bien compris l’intérêt de la profession à travailler dans la transparence.

Notre conception de la représentation des personnels au SNUipp-FSU n’est pas de confisquer l’information

mais bien d’impliquer les enseignants dans la gestion de leur carrière.

Le respect des règles, la transparence et l’équité de traitement sont les raisons de notre présence dans cette instance comme dans toutes les instances où, représentants des personnels, nous défendons nos conditions de travail et la qualité du service public.
Ces instances qui sont aujourd’hui menacées par le gouvernement Philippe qui sous prétexte de modernisation entend simplifier, c’est à dire se débarrasser des lieux du dialogue social de proximité à l’image de ce qui a été fait dans la loi travail.
Cette représentation-là, nous la défendrons. La profession peut nous faire confiance.

Au SNUipp-FSU, la confiance n’est pas un leurre comme à la rue de Grenelle où le ministre Blanquer après l’avoir déclamée dans ses vœux la dévoile aujourd’hui à sens unique.
Sa politique vise à déposséder les professionnel·les de la conception de leur métier pour donner les priorités à sa lubie des neurosciences. Les conséquences de ces choix scientistes sont de vouloir imposer 9h de maths et 9h de français pour les formations en circonscription l’an prochain.
A l’opposé de ces formations pré-formatées par le ministère, nous défendons des formations adaptées aux besoins des enseignant-es par des IEN et des CPC ayant une marge de manœuvre. Nous les encourageons d’ailleurs à s’exprimer sur ce sujet. La confiance du ministre, c’est l’installation de la promotion au mérite.

Nous défendons le principe d’enseignant-es concepteurs-trices de leur métier

afin de s’adapter à l’hétérogénéité des élèves pour viser la réussite de tous.


Ce sont aussi les conseils novateurs qui nous encouragent à passer dans les rangs pour aider les élèves en difficultés ! C’est encore le fléchage des postes de CP et CE1 dédoublés en REP+.
A ce propos, nous attendons toujours les explications sur ce choix qui ne manque pas de nous questionner sur son sens.

Le gouvernement a décidé d’accélérer les réformes libérales avec pour objectifs clairement affichés de détruire ce qu’il appelle des anachronismes et que nous appelons droits sociaux acquis et statut de cheminot ou de fonctionnaire.
Le moment politique est grave car le gouvernement a décidé de maintenir sa politique impopulaire quitte à réprimer violemment ceux qui résistent.
Des étudiant-es et des lycéen-nes se sont fait violemment tabasser dans plusieurs facultés, une répression démesurée s’est abattue sur celles et ceux qui occupent la ZAD de Notre Dame des Landes, les manifestations sont de plus en plus encadrées.
Monsieur Macron représente le vieux monde, celui qui pense qu’il faut réduire les dépenses de l’État pour améliorer le pouvoir des financiers en réduisant leurs impôts. Ce discours nous l’entendons depuis 30 ans sans discontinuité et il ne sert que les riches. Il ne sert qu’à affaiblir les classes moyennes et appauvrir encore plus les plus démunis.
Pour celles et ceux qui pouvaient encore avoir des doutes, les choses sont claires c’est une droite dure qui est au gouvernement : cheminots, agents hospitaliers, salariés d’Air France, de RDF contre la privatisation des barrages hydroélectriques, les salariés des entreprises de déchets, la Ratp, les étudiant-es, les avocats, les enseignant-es, des salariés de Carrefour, sont toutes et tous en grève depuis des semaines ou des jours pour s’opposer à cette politique de destruction.
Sans oublier les chômeuses et les chômeurs qui ont de moins en moins de droits et les retraité-es qui voient leur pouvoir d’achat fondre à vue d’œil.

Pour notre part nous appelons à la convergence des luttes et nous mettrons toutes nos forces

pour résister à la destruction de la fonction publique et aux droits sociaux.

Notamment en appelant les personnels des écoles à être dans la rue

le 1er mai, le 5 mai et en grève le 22 mai.


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