DÉCLARATION CAPD 17 OCTOBRE 2016

jeudi 6 octobre 2016
par  SNUipp 44
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Après 2 ans de luttes, les représentants du SNUipp/FSU de Loire-Atlantique sont satisfaits que vous ayez enfin compris que nous avions raison depuis le début.
Nous regrettons, pour les collègues et les écoles qui ont été victimes des dysfonctionnements que vos mesures ont générés, qu’il vous ait fallu 2 ans avant de prendre en compte ce que l’intersyndicale vous disait.
Nous espérons qu’à partir d’aujourd’hui vous continuerez à écouter nos revendications et à en tenir compte.
Nous regrettons qu’il ait fallu que près de 1000 collègues se mettent en grève le mardi 11 octobre pour que vous accédiez à nos revendications sur le mouvement.
Nous vous demandons donc de ne pas procéder au prélèvement du jour de grève puisque vous auriez pu l’annoncer beaucoup plus tôt.
De plus nous vous rappelons notre consigne nationale de non envoi de la déclaration d’intention. Lorsque les collègues la suivent, ils ne sont pas dans l’illégalité, ils sont en grève. De même ce ne sont pas aux directeurs ou aux directrices de donner à l’administration le nombre de grévistes dans une école. C’est à l’administration de venir constater le nombre de grévistes le jour J.

Le SNUipp-FSU a lancé depuis plusieurs semaines une campagne nationale pour améliorer les conditions de travail des enseignant-e-s et des élèves en récupérant le temps des APC.
Pour nous et pour 80 % des enseignant-e-s, les APC sont inutiles et rallongent les journées des élèves qui sont déjà beaucoup trop longues.
Avec 900 h de classe par an, nous sommes un des pays où les élèves ont le plus d’heures de classe sur 36 semaines alors que la moyenne européenne est de 756 h.
Ajoutons à cela que nous avons en France les classes les plus chargées : 22,8 élèves en moyenne, alors que la moyenne européenne est de 19,9.
Suite à l’enquête nationale du SNUipp-FSU à laquelle plus de 37000 collègues ont répondu, la moyenne de travail effectif par semaine est de plus de 44 heures. Nous voulons par notre démarche faire reconnaître ce temps invisible qui avait été reconnu en 2013 par une enquête de la DEPP. Cette enquête reconnaissait que ce travail invisible est largement supérieur aux 2 heures prévues par les ORS.
Nous sommes le pays où les journées des élèves sont les plus longues sans compter les heures d’APC puisqu’avec 5 heures 30 de travail par jour, nous sommes largement au-dessus de la moyenne européenne qui est de 4 heures et 20 minutes. Des Inspecteurs Généraux ont constaté, dès 2010 dans un rapport qui a été peu diffusé, que l’aide en dehors du temps de classe avait aussi un effet pervers : je cite : « les enseignant-es y chercheraient à agir différemment, dans une relation d’aide, avec quelques élèves « en difficulté » sans croire pour autant qu’il faille également repenser leur pratique ordinaire de la classe. L’existence de ces à-côtés justifierait même qu’il y ait deux pédagogies parallèles : celle des dispositifs et celle de la classe.
Ces Inspecteurs Généraux allaient même plus loin en constatant : « l’évolution de ces trente dernières années, rappelée dans la première partie du rapport, pourrait suggérer que les responsables ministériels sont passés de la volonté de modifier les pratiques au sein de la classe, par la « pédagogie différenciée », à la volonté d’obtenir ces changements au sein de dispositifs spécifiques, avec l’espoir que ceux-ci auraient un effet bénéfique sur les pratiques ordinaires. »
Ils concluent : « Les constats de la mission ne vont guère dans le sens de cet espoir. Si on veut réformer les pratiques pédagogiques, c’est bien le chœur de la classe qu’il faut viser. »
Pour le SNUipp-FSU la réussite de tous les élèves passe par une formation initiale de qualité et non pas à mi-temps, une formation continue à la hauteur des enjeux, des classes beaucoup moins chargées, des enseignants surnuméraires et des RASED plus nombreux.

C’est pourquoi nous appelons donc dès aujourd’hui la profession à entrer dans l’action et à ne pas ou ne plus mettre en œuvre les APC et récupérer ce temps pour rencontrer les parents, se concerter avec les autres collègues, faire des projets pour la classe, pour l’école, voir les collègues du RASED, …Nous vous demandons, Mr l’Inspecteur d’Académie et vous Mesdames et Messieurs les IEN, de faire confiance aux professionnels que nous sommes.

Sur le livret Scolaire Unique Numérique, nous demandons un moratoire à sa mise en place car plusieurs points nous inquiètent : le lien étroit avec base élèves, la surcharge de travail des enseignants (dont les directeurs), le respect de la liberté pédagogique des enseignants, le mode de transmission aux familles, la prise en charge du coût d’impression....


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