UN 1er MAI UNITAIRE

vendredi 29 avril 2016
par  SNUipp 44
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Le 1er mai :
Journée mondiale du droit et luttes des travailleurs

POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI « TRAVAIL » ;
POUR LA FIN DES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ :

RASSEMBLEMENTS À 10H30 :
- NANTES, Machines de l’Île
- ST NAZAIRE, Place de l’Amérique Latine
- ANCENIS, Jardin de l’Éperon
- CHÂTEAUBRIANT, Place de la Mairie

Dans la continuité des mobilisations des dernières semaines, le 1er MAI DÉFILE OÙ IL TE PLAÎT Soyons massivement présent-es dans les cortèges.

Contre la loi Travail qui enterre le code de travail protégeant les droits de l’ensemble des salarié-es.

Les fonctionnaires sont aussi concerné-es !

Si ce projet vise d’abord à modifier le code du travail, les agent-es de la Fonction publique sont concernée-s, par solidarité bien sûr mais aussi par les régressions qui pourraient être transposées dans le secteur public (dialogue social, rapport national/local, temps de travail, augmentation de la précarité…).
Nombre de règles inscrites dans le statut des fonctionnaires sont la transposition de dispositions du code du travail, auquel nous avons parfois recours en matière de temps de pause ou de repos par exemple.

Pour rappel, le statut des fonctionnaires est dérogatoire au code du travail.
Un code du travail remis en cause entraîne de fait la remise en cause de notre statut.

2 exemples parmi d’autres : remise en cause du temps de travail et des salaires.

Le statut des fonctionnaires n’est pas étranger au Code du Travail. Ses principes fondamentaux s’appliquent aux agents publics, fonctionnaires et contractuels, en particulier en ce qui concerne le temps de travail.
Le dossier des retraites nous a appris que toute régression dans le privé, est ensuite étendue dans le public.
Il serait illusoire de penser qu’il n’en irait pas de même pour le temps de travail, alors que l’Etat-employeur cherche par tous les moyens à faire baisser sa masse salariale.
Si le gouvernement a reculé sur certains points par rapport aux premières annonces, l’article 1, qui annonce toutes les régressions puisqu’il priorise la bonne santé de l’entreprise aux droits des salariés, est maintenu.
La possibilité de moduler le temps de travail dans une entreprise est accrue, de même que celle d’imposer aux salarié-e-s un accord « de maintien dans l’emploi » permettant en cas de « graves difficultés économiques conjoncturelles », une baisse des salaires et/ou la flexibilité du temps de travail des personnels.
Quand au bout du compte il y aura un temps de travail par entreprise, il en sera fini des 35h, et la fonction publique sera à son tour attaquée parce que dite « privilégiée »…

Les rémunérations ne seront pas épargnées. Pour l’heure tout porte à croire que la majoration des heures sup sera seulement de 10% et non plus de 25%.
Les fonctionnaires seront nécessairement alignés à terme.

À lire :
- Petit guide contre les bobards de la loi Travail
- Interview de Nadia Ghedifa, directrice des Relations institutionnelles - Groupe Alpha

MANIFESTATIONS À 10H30 à l’appel de CFT/FO/FSU/Solidaires/UNEF :

- NANTES, Machines de l’Ile
- ST NAZAIRE, Place de l’Amérique Latine
- ANCENIS, Jardin de l’Éperon
- CHÂTEAUBRIANT, Mairie