MEDEF CFDT CFTC CGC : un accord sur le dos des salarié-es

Où comment renforcer le travailler plus longtemps pour éviter de gagner moins
mercredi 4 novembre 2015
par  SNUipp 44
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Cet "accord" hostile aux salarié-es doit être combattu car il augure d’un avenir bien sombre pour l’ensemble des salarié-es du privé comme du public.

L’accord qui prévoit des mesures immédiates et à moyen terme pour redresser les comptes des retraites complémentaires du privé, dans le rouge abyssal (déficit de 1,985 milliard d’euros pour le premier et de 1,153 milliard en 2014 pour le second), n’est pas sans lourds reculs pour les salariés, condamnés à travailler plus pour ne pas gagner moins.

Le gouvernement n’entend pas revenir sur cet accord au nom du dialogue social, dialogue qui a vu la CGT et FO refuser de signer car le projet porté par le MEDEF entrainait de nouvelles régressions pour les salarié-es.

Ce que porte "l’accord" :

À partir du 1er janvier 2019, quiconque atteindra l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) et la durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein du régime de base devra courber l’échine au moins un an de plus. Sinon, c’est le malus, une décote de 10 %, « le coefficient de solidarité », pendant deux voire trois ans sur sa retraite complémentaire, avant de pouvoir de nouveau obtenir une retraite à taux plein à 65 ans (soit un manque à gagner de 39 à 50 euros par mois pour une pension totale de 1 300 à 1 600 euros, selon la CFTC). La carotte offerte pour ce sacrifice sera un bonus de 10 % s’il travaille deux ans de plus jusqu’à 64 ans (de 20 % s’il serre les dents jusqu’à 65 ans et de 30 % jusqu’à 66 ans).

Le MEDEF espère sur le dos des salarié-es récupérer près de 1.3 milliards de 2020 à 2030 pour les caisses des retraites complémentaires.

Pendant trois ans, et dès 2016, la revalorisation des pensions sera moindre (un point de moins que l’inflation), avec une « clause plancher » pour empêcher une diminution. Cette sous-indexation devrait rapporter 2,1 milliards d’euros à l’horizon 2020. La date de revalorisation des pensions sera également décalée au 1er novembre au lieu d’avril, soit un gain d’1,3 milliard.

De manière à diminuer le rendement des régimes pour le futur retraité et pour une économie de 100 millions d’euros, le prix d’achat du point sera augmenté pendant trois ans, là aussi dès 2016. Alors que pour 100 euros, le salarié achète actuellement 6,56 points, il n’obtiendra désormais plus que 6 points.

Cerise sur le gâteau pour le MEDEF :
Les signataires ont décidé d’une nouvelle répartition dans les cotisations. Actuellement, 62 % de la cotisation sont à la charge de l’employeur et 38 % reposent sur le salarié. À compter de 2019, ce partage passera à 60/40.


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