CTSD DU 4 SEPTEMBRE 2014

vendredi 5 septembre 2014
par  SNUipp 44
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Déclaration et compte-rendu du CTSD du 4 septembre 2014.

Au sommaire de l’article :

I. DÉCLARATION FSU
II. COMPTE-RENDU


I. DÉCLARATION FSU AU CTSD DU 4 SEPTEMBRE 2014

Mmes et MM. les membres du CTSD, M. l’Inspecteur d’Académie,

L’an dernier, le département de Loire-Atlantique a connu une rentrée difficile avec près de 10 écoles qui se sont vues refuser une ouverture de classes alors que les seuils avaient été atteints. Ce refus de l’administration départementale précédente était argumenté par un manque de postes et une dotation loin de combler la hausse démographique. Puis, vint l’année scolaire et ses deux mille journées de non remplacements de personnels absents. Cette pénurie de postes s’explique par un manque de moyens dû à la non prise en compte de la situation spécifique de notre département malgré les interpellations continues de la FSU à tous les échelons de décisions. Les arbitrages concernant le maître supplémentaire pour cette rentrée posent problème et le manque de moyens fait que peu d’écoles sont concernées. Le tout sans qu’un CTSD se tienne en juin ; ce qui entraîne une pression supplémentaire sur celui-ci. Alors, M Carrière, bienvenue dans un département victime d’une hausse démographique structurelle et de dotations en moyens insuffisantes.
Notre revendication première est donc que la rentrée se fasse dans les meilleures conditions possibles et cela passe par les ouvertures partout où les seuils sont atteints . Ces derniers sont d’ailleurs trop élevés pour que les élèves et les enseignants travaillent dans de bonnes conditions. Les personnels enseignant-es, les élèves et leurs parents n’ont pas à supporter les politiques austéritaires. L’Ecole publique, garante du fonctionnement républicain, doit être une des priorités politiques et les 60000 postes, garantis par Mme Vallaud-Belkacem, même si nous savons que les choix budgétaires ne permettront pas de les obtenir, ne peuvent suffire à redonner confiance à une profession critiquée, mal payée et soumise à de continuelles pressions.
Il est donc de la responsabilité de l’ensemble des hiérarchies de redonner sens à notre travail et d’améliorer sensiblement nos conditions d’exercice . Cela passe par la baisse du nombre d’élèves par classe, par la suppression du LPC et de l’évaluationnite, par l’abandon d’un socle commun bien trop libéral pour empêcher la concurrence entre les établissements et l’éviction des élèves les plus fragiles issu-es majoritairement des classes populaires et défavorisées. Nous attendons à ce sujet le calendrier de temps banalisé permettant le débat dans les écoles. Cela passe aussi par une vraie formation continue de qualité et nous en sommes encore très loin en cette rentrée au vu de ce qui a été annoncé lors des réunions de rentrée.

Notre deuxième revendication concerne la réforme manquée des rythmes orchestrée par les ministres successifs. Dans un département marqué par le dualisme scolaire, la FSU est vigilante sur le fonctionnement de l’enseignement catholique toujours soucieux d’apparaître novateur et proche de la réalité du terrain alors qu’il est en perte de vitesse notoire dans l’académie, comme l’attestent les moins 458 élèves. Le refus de passer à 4,5 jours éclaire cette volonté de ne penser que récupération d’élèves alors que notre priorité est celle de la transformation de l’école pour la réussite de tous. À ce sujet, les réactionnaires faisant feu de tout bois, la FSU dénonce le courrier insultant et menaçant de « la manif pour tous » envoyé aux chefs d’établissements et aux directeur-trice-s d’école concernant les ABCD de l’égalité. Quelle position allez-vous adopter face à ces attaques aux relents datés des années 30 ?

Enfin, la FSU, fidèle à sa conception syndicale, défend les personnels les plus précaires de l’éducation. Et nous souhaitons, pour l’ensemble des EVS et AED connaître l’état des Cdisations et la création des postes d’AESH. Avec plus de 5 millions de chômeurs, la politique de l’offre axée sur des aides aux entreprises sans contrepartie et soutenue par un syndicalisme d’accompagnement éloigné des réalités des salarié-es, est un échec total. L’offre entraîne les réductions de dépenses publiques, la diminution des investissements publics et ipso facto une hausse du chômage. En transformant la précarité en emploi statutaire, le gouvernement permettrait une stabilisation pour ces salarié-es et une relance partielle de la consommation.

II. COMPTE-RENDU DU CTSD DU 4 SEPTEMBRE 2014

RÉSULTATS DU CTSD DU 4 SEPTEMBRE 2014

La FSU a dénoncé la dotation insuffisante en postes pour la Loire-Atlantique, dotation qui ne permet pas d’absorber l’augmentation démographique (+ 1 700 élèves à cette rentrée).
Avec un P/E de 5,11 notre département se situe dans le bas du classement national.
Nous avons également dénoncé les seuils beaucoup trop élevés pour permettre des conditions de travail correctes pour les élèves et les enseignant-e-s. Pour rappel, le SNUipp/FSU revendique aucune classe à plus de 25 élèves, 20 en ZEP.
Beaucoup d’écoles n’ont pu ouvrir ou ont eu une annulation d’ouverture ou une fermeture alors qu’il manque quelques élèves seulement.
Et une école dont la fermeture a été décidée en avril n’a pu réouvrir alors que les effectifs sont largement remontés au-dessus du seuil.
Sur les 51 mesures demandées par le SNUipp-FSU 44, 42 ont été acceptées.

Le bilan quantitatif est de 43 ouvertures, 12 fermetures, 13 annulations de fermetures à suivre, 14 annulations d’ouvertures à suivre, 1 annulation de fermeture et 1 annulation d’ouverture.

Seuls les représentants de la FSU ont voté contre ces mesures, pour dénoncer la dotation insuffisante qui empêche la baisse des effectifs dans les classes et d’améliorer sensiblement les conditions de travail.

Si autant de mesures ont été prononcées, c’est que la DASEN précédente avait constitué une réserve de postes importante, alors que des ouvertures auraient pu être prononcées l’an dernier pour que les collègues préparent la rentrée dans des conditions sereines.

Les autres organisations syndicales UNSA, SGEN/CFDT, FO s’étant abstenues, les mesures sont entérinées. Donc aucun moyen de revenir sur une décision et de peser unitairement pour obtenir des postes supplémentaires.
Le nouvel IA-DASEN a annoncé qu’il entendait favoriser le dialogue social, il recevra rapidement le SNUipp et la FSU en audience.

Rythmes scolaires

Au courant des difficultés du Castelbriantais, il a déjà eu contact avec certains maires. La FSU demande que les conseils des maîtres et les conseils d’écoles soient entendus et que leurs projets soient validés.
Cette année il annonce qu’il va recentrer le travail sur le pédagogique.
Rien de neuf puisque c’était déjà le discours tenu à la fin de l’année dernière !

Questions diverses :

Sur le courrier reçu par certains établissements et certaines écoles, courrier envoyé par la manif pour tous et Vigigender 44 dénonçant les ABCD de l’égalité, nous avons demandé ce que comptait faire l’IA.
M. Carrière, IA-DASEN, nous a répondu qu’il consultait dans un premier temps le recteur et verrait ensuite quelle suite serait donnée.

Des PES ont été déplacés suite à une nomination sur des écoles où ils avaient 2 ¼ temps. Nous avons dénoncé le forcing de certains IEN qui ont obligé des collègues titulaires à laisser leur classe à mi-temps et prendre des quarts dans d’autres classes de l’école.

CDIsation des auxiliaires de vie : 4 CDI ont été signés cet été, une dizaine est en cours. Si les personnels remplissent les conditions c’est-à-dire 6 ans de contrat sans interruption une tolérance de 4 mois d’arrêt est acceptée), il faut qu’ils fassent une demande.
Il n’y a pas de limite d’âge ni de limite dans le temps. Il n’y a à priori pas de limite de nombre puisqu’un CDI vient remplacer un CDD ;

Le recrutement des nouveaux contrats AESH est en cours (12 moyens supplémentaires sont prévus pour le département).

Annonce de l’IA-DASEN en séance : en 2015, beaucoup d’écoles privées passeraient à 4,5 jours et il y a d’ores et déjà 82 écoles qui sont passées cette année.